Le Glou a encore frappé !

Avez-vous une formation artistique et quelle a été votre première incursion dans le monde du comics ?

Ça va être une très longue réponse (rires). Je n’ai aucune formation. J’ai raté mes concours d’entrée en école de dessin quand j’avais dix sept ans. Je suis allé à la fac et j’ai eu un diplôme d’anglais et littérature. Donc j’étais en fait un professeur d’anglais au lycée de St Peterà Burnham-on-Crouch dans l’Essex (qui depuis a été remplacé par l’académie de d’Ormiston Rivers) quand un artiste nommé John stokes qui travaillait pour une publication appelée Warrior à ce moment là a vu quelques un de mes dessins et il a eu la gentillesse de laisser son adresse au magasin de comics que je fréquentais. J’ai été voir John qui m’a dit qu’il trouvait que ce que je faisais était bien et il m’a donné le numéro de téléphone d’un éditeur en me disant de mentionner que j’appelais de sa part. À la suite du coup de fil, je suis ensuite descendu à Londres pour un rendez vous à Marvel UK et ils ont dit qu’ils aimaient vraiment mon boulot mais ils m’ont demandé si j’avais été publié et leur ai répondu que non. Ils m’ont dit « On ne prend que des artistes préalablement publiés », ce à quoi j’ai répondu « Qu’est-ce qu’il arrive si tout le monde dit ça ? ». Réponse « Ah désolé, c’est la politique Marvel. On n’emploie que des artistes déjà publiés. ». Je leur ai demandé s’ils voulaient bien me passer un vieux scénario car je n’en avais jamais lu et ils ont acceptés de m’en envoyer un par la poste. Ce même jour, quelqu’un de leurs bureaux quittait la boîte et ils faisaient un pot de départ et ils m’ont proposé de venir trinquer. J’ai accepté et j’ai rencontré toute l’équipe ce soir-là. Je suis reparti chez moi quelques semaines sont passées mais le scénario n’est jamais arrivé alors je les ai appelés et j’ai demandé à parler à l’éditeur Alan McKenzie, il me semble. Ils m’ont répondu qu’il n’était plus avec eux et j’ai parlé avec le nouvel éditeur Ian Ripper qui m’a dit « Je ne sais pas qui tu es et je ne sais rien sur toi ni à quoi ressemble ton boulot alors est-ce que ça te dérangerait de revenir sur Londres ? » j’y suis retourné et tout le monde se souvenait de moi et quand je suis entré et c’était vraiment « Barry ! Quoi de neuf ? Barry ! Tu vas bien, Barry ? Ça fait plaisir de te revoir, Barry !».Et Ian était nouveau et il s’est dit « Mais tout le connait ! Je ferais mieux de lui donner de lui donner du travail ! » (rires). Il s’est assis et m’a dit « Bon… La seule chose que j’ai à te donner c’est Spider-Man. Ça t’intéresserait de travailler sur Spider-Man ? ». J’ai rigolé et évidement j’ai répondu oui. Il m’a donné le scénario en me disant « Voici le scénario. Va-t-en et dessine la première page. Si j’aime le résultat le boulot est à toi ! ».

 

C’était Amazing Spider-Man, Web of Spider-Man, Spectacular Spider-man ou ..?

C’était pour Spider-Man tout court qui était une publication de Marvel UK. L’histoire est de Mike Collins et l’encrage de Mark Farmer. Mark était donc mon premier encreur qui a réussi à me donner un air de professionnalisme ! Voilà, c’était mon premier travail dans le milieu et je travaille dans le comics depuis. Je touche du bois. Je vous avez dit que ça serait long (rires) !

Vous avez beaucoup travaillé sur la Legion des super-héros. Vous débutez sur L.E.G.I.O.N. ’89 me semble-t-il.

J’avais fait un annuel avant ça. Legion of Super-Heroes  annual 8.

C’était comment avec le systeme de Keith Giffen et JM De Matteis ? Plusieurs personnes trouvaient leur fonctionnement atypique mais ça a eu beaucoup de succés sur Legion of Super-Heroes  et les titres Justice League.

J’ai adoré. Pour moi c’était parfait. Keith m’envoyait des versions simplifiées de pages avec des bonhommes bâtons et j’ai pu apprendre beaucoup sur les techniques de narration grâce à ça. Keith est vraiment un expert de la narration ! J’ai vu ça comme des cours gratuits !

Vous êtes LE gars qui a remis Lobo à nouveau sur la scène et sous les projecteurs.

Alan Grant voulait que je dessine la mini-série (Lobo, quatre numéros 1991-nlr) et Simon Bisley l’a dessiné car on ne le l’a jamais proposé parce qu’ils ne voulaient pas que je quitte L.E.G.I.O.N. et je n’ai appris tout ça qu’une fois que c’était publié ! Bah… pas grave,ça arrive.

Et vous êtes revenu sur la Légion pendant un des reboots. C’était un arc d’histoire où les jeunes se rebellaient contre la plus vieille génération et certains d’entre eux formaient la Légion.

Ça devait être bien plus long mais on n’a jamais eu l’opportunité de le faire car DC faisait des reboots tout le temps et le DC Universe  changeait tout le temps et ce qui était établi une semaine ne l’était plus la semaine d’après. Donc la Legion a eu encore un nouveau reboot avec d’autres auteurs.

Quels sont vos futurs projets ?

Là, je travaille sur Avengers Assemble pour Marvel et Harbinger pour Valliant. Et j’ai un projet secret original dont je suis propriétaire avec un scénariste très célèbre mais je dois taire son nom.

Chez Image ou Marvel Icons ?

Peut-être.

Ha ! Bonne réponse ! (rires)