La LSCC est une toute jeune convention comics de Londres, qui n’en est qu’à sa deuxième édition. Cet évènement affichait une sélection impressionnante d’invités; si l’an dernier l’invité d’honneur était Stan Lee, cette année les organisateurs ont accueilli Neal Adams et J.Scott Campbell. Tout semblait très attractif pour les geeks que nous sommes à la rédaction.

Notre arrivée à la convention: La LSCC se déroulait au ExCel London (Exhibition Center London), un centre d’exposition en zone 3 de Londres. Quand nous arrivons dans ce complexe, ce ne sont pas les fans comics que nous remarquons mais une autre exposition sur la maternité qui attire bien du monde. La LSCC se situait dans la dernière salle du complex. A notre arrivée, aucune difficulté, aucune attente pour nos pass presse mais une grande surprise en découvrant la salle. Une bonne moitié de la superficie n’est pas exploitée et le vide se fait sentir. Où sont les fans? Manque-t-il des stands? La réaction de Black Canary se fait immédiate: « Mais, on voit le bout de la salle! ».

Les Stands Librairies: Les stands librairies ont réservé de bonnes mais aussi de bien mauvaises surprises. Dans les mauvais points on retrouve un grand manque de nouveauté, des prix exorbitants pour des singles pourtant sortis cette année et évidemment le manque de stands (je répète une nouvelle fois: la LSCC est une très petite convention). Si vous vouliez acheter des nouveautés, la LSCC n’était pas le bon endroit. Par contre la LSCC offrait un large choix de TPB et de HardCover d’occasion et aussi beaucoup de retro comics. Les connaisseurs pouvaient trouver de vraies pépites pour compléter leur collection mais je doute qu’un nouveau lecteur de comics s’y retrouve.

Les Goodies: la grande déception viendra des goodies… quelques tee-shirts, quelques legos et des figurines et c’est tout. Alors que nous avions décidé de ne rien acheter chez Forbidden Planet pour se faire plaisir lors de la convention, nous sommes reparties bredouilles.

Les Artistes: Le point fort de cette convention est son Artist Alley avec une liste d’invités, je le dis encore, considérable. Le point fort c’est qu’il était très facile de rencontrer les artistes, de leur parler et de repartir avec des dédicaces. Ainsi j’aurais eu une conversation hilarante avec Gary Erskine qui me parla de l’épidémie de grippe qui toucha plusieurs artistes lors de la Paris Manga Expo, enregistré un message d’anniversaire par Jamie McKelvie et Kieron Gillen pour une amie qui n’avait pas pu se déplacer à Londres et filmé Lee Bermejo en train de bosser ses commissions. Organisateurs de la PCE sachez que j’ai fait votre pub auprès de Josh Adams, le fils du grand Neal Adams, qui a travaillé sur la série Doctor Who. En fait la London Super Comic Convention est le terrain d’une grande chasse aux free sketchs, aux commissions, aux dédicaces, pour cette raison je pense que cet évènement est réservé à un public de collectionneurs habitué aux conventions.

Le Cosplay: Pas assez de cosplay à mon grand regret. Néanmoins quelques belles surprises. Parce qu’il n’y avait pas foule, les cosplayers prenaient le temps de se faire photographier voir même le temps de parler de leur costume avec les fans. On aura pris quelques belles photos, mais fort peu nombreuses à mon goût pour la fan de cosplay que je suis.


Conclusion: Nous nous attendions à un grand évènement vu la liste d’invités, nous avons assisté à une convention plus confidentielle. La LSCC est réservé à un public averti qui cherchera à dénicher d’anciens comics ou à repartir avec des commissions et des prints dédicacés. C’est la convention idéale pour les fans qui veulent se constituer une galerie et qui veulent discuter avec les artistes. Les novices seront déçus par le manque de stands et d’objets dérivés à acheter… Autre déception, la convention sur la maternité organisée le même weekend à l’ExCel London a semblé être bien plus animée que la LSCC.